El Watan2

le laboratoire médias

Une semaine au FIBDA (3)

Le Festival International de Bande Dessinée d’Alger est le rendez-vous incontournable des inconditionnels de la BD, des mangas et de l’animation et la promesse de belles découvertes pour les non-initiés. Le FIBDA, dans sa cinquième édition émigre à l’esplanade de Riad El Feth du 6 au 13 octobre. El Watan Week-End vous propose ses coups de coeur et ses découvertes tout au long de la semaine. 

Par Nesrine Sellal

Ils arborent coiffure loufoques et sabres impressionnants, portent des tenues inspirés de mangas et prennent la pose face aux objectifs. Cette bande de passionnées affublés des costumes de leurs héros préférés qui s’attroupent devant le stand des éditions Z-link participent au concours de cosplay organisé par les éditions, en collaboration avec l’Office National des Droits d’Auteur. « Le cosplay est un concours de déguisement qui a vu le jour avec Star wars aux Etats-Unis », explique le responsable des éditions Z-Link, Salim Brahimi qui constate un saut qualitatif particulier en cette quatrième édition du concours. Il faut dire qu’avec des récompenses allant de 50 000 à 100 000 DA, il a de quoi motiver les amateurs de tous âges !

Adel a 20 ans et porte un costume inspiré de l’univers du célèbre manga et série animée Naruto. Patiemment et avec une grande minutie, il a confectionné avec l’aide précieuse de sa mère la panoplie complète du Ninja des forces spéciales. « C’était difficile mais ma mère a un talent fou », s’exclame-t-il fièrement. Il prend visiblement plaisir à prendre la pose devant les objectifs en imitant les postures de son personnage. Un bref instant, il donne vie à son personnage préféré.

Installée à la table de présentation des albums collectifs Waratha 1 et 2, on prendrait Myriam Zegat pour une artiste aguerrie. ¨Pourtant, la jeune fille de 18 ans se présente elle-même en « nouvellement beau-ariste » et hésite encore à se dire bédéiste. Toutefois, elle présente sa première BD publiée à l’issu de la série de formation de BD qui s’est déroulé sur six mois assurée par le bédéiste Etienne Shréder. Elle a choisi de développer le thème collectif imposé du cinquantenaire de l’indépendance en adaptant le roman Allemand Le Tambour, de Gunter Grass. « On m’avait dit que je ressemblais à Osacar, le héro du tambour. Sachant que c’est un enfant très bizarre, ce n’était pas un compliment », confie-t-elle dans un éclat de rire. Très vite, elle regarde le film, puis lit le livre et se lance dans le projet d’adaptation. « Le plus difficile était de choisir quoi raconter, quel message transmettre car souvent, une idée peut être mal interprétée », confie-t-elle. « L’atelier a accéléré le processus d’évolution pour chacun et Monsieur Schréder nous a beaucoup apprit », conclue-t-elle.

Dans ce pavillon à l’entrée de l’espace réservé au FIBA à l’esplanade Riadh El Feth règne une joyeuse pagaille ! Une bonne vingtaine de bambins s’adonnent à une activité qu’ils affectionnent beaucoup : Le dessin. Ça gribouille, ça se dispute des crayons de couleurs dans un joyeux brouhaha. C’est une initiative de l’association Malak (ex cité des anges) qui organisent trois activités pour enfants à l’occasion du FIBDA : Atelier de dessin, de peinture ainsi que présentation de contes et de chansonnette, assurés par des bénévoles des associations.

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Cette entrée a été publiée le octobre 10, 2012 par dans Culture, En images, et est taguée , , , , .
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