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le laboratoire médias

Cannes J-20: La Semaine de la critique

Par Samir Ardjoum

La semaine de la critique, c’est l’endroit où l’on a pas forcément l’habitude voire l’envie d’aller voir ce qui s’y passe. Erreur, car en plus d’être sélectionnée par un comité de critiques de cinéma dont le délégué général est Charles Tesson, la programmation fourmille très souvent de premiers films (Courts & Longs) qui au final, sont des pépites, le cinéma de demain parfois. Sur le papier, quelques interrogations, des noms inconnus, des territoires perdues et des sujets maintes fois rabâchés.

Et alors ? Le propre de tout spectateur est d’étoffer sa curiosité, de ne pas se laisser embarquer par la facilité (Cronenberg, Carax, Hong Sang-Soo…tout cela est intéressant et acquis en quelque sorte, mais Esparza, Yaesh, Bala, des cinéastes pour lesquels il faut faire l’effort d’aller les visiter, sans doute des noms que nous retrouverons dans quelques années en sélection officielle) et de se pavaner en clamant : « J’ai vu, tu n’as pas vu ? Tu as manqué une perle ! ». Le cinéma, c’est aussi l’invisible !

LONG-METRAGE

AQUI Y ALLA
Réalisateur :  Antonio Méndez Esparza
Pays : Espagne-États-Unis-Mexique
En deux lignes : Un réalisateur espagnol, le Mexique, un premier long-métrage de fiction. Le retour d’un père de famille, ayant travaillé aux USA, dans son village toujours en proie à la précarité sociale.

AU GALOP


Réalisateur : Louis-Do de Lencquesaing
Pays : France
En deux lignes : Un acteur remarqué entre autre chez Assayas (Les Destinées sentimentales), Mia Hansen-Love (Le Père de mes enfants), qui s’installe derrière la caméra. Une histoire de filiation (père/fille), de désirs inassouvis et d’attirances maléfiques, sans doute la surprise de cette Semaine de la critique !

LES VOISINS DE DIEU


Réalisateur : Meni Yaesh
Pays : Israël-France
En deux lignes :  Israël, un cinéma toujours engagé et humaniste et au beau milieu de tout ça, des relents de vérité filmique. Des extrémistes juifs, un quartier, des fous de dieu…et une idylle amoureuse critiquée !

HORS LES MURS
Réalisateur : David Lambert
Pays : (Belgique-Canada-France
En deux lignes : un coming-out, un belge & un albanais et la Belgique. Un premier film où le hors-champs devient un solide catalyseur narratif.
Sur le tournage du film (Webzine Cinergie)

PEDDLERS


Réalisateur : Vasan Bala
Pays : Inde
En deux lignes : Un film indien loin des clichés de Bollywood (Parfois on a tendance que le cinéma indien, c’est aussi autre chose). Une ville en fureur, des personnages qui tentent de se faire une place au soleil et un cinéaste qui signe son premier long-métrage de fiction.

LOS SALVAJES
Réalisateur : Alejandro Fadel
Pays : Argentine
En deux lignes : Un pays où le cinéma est incontestable. Un genre convoqué (le western), la mort en mouvement et le scénariste de Pablo Trapero derrière la caméra.

SOFIA’S LAST AMBULANCE
Réalisateur : Ilian Metev
Pays : Allemagne-Croatie-Bulgarie
En deux lignes : Bulgarie, 13 ambulances pour 2 millions d’habitants. Docu sans concessions, personnages éventrés par un quotidien décalé et irrationnel et au bout de tout ça, une caméra-vérité.
BANDE ANNONCE

COURT-METRAGE
La Bifle,  Jean-Baptiste Saurel (France)
Ce n’est pas un film de cow-boys, Benjamin Parent (France)
Circle Line, Shin Suwon (Corée du Sud )
O Duplo, Juliana Rojas (Brésil)
Family Dinner, Stefan Constantinescu (Suède)
Fleuve rouge, Song Hong Stéphanie Lansaque & François Leroy (France)
Hazara, Shay Levi (Israël)
Horizon, Paul Negoescu (Roumanie)
Un dimanche matin, Damien Manivel (France)
Yeguas y cotorras, Natalia Garagiola (Argentine)

PRESENTATION DE LA SELECTION PAR CHARLES TESSON

2 commentaires sur “Cannes J-20: La Semaine de la critique

  1. mouraddz
    avril 26, 2012

    Franchement Monsieur Samir, je suis plus ou moins déçu par la sélection cannoise de l’an 2012.Car avais-je observé qu’après le cru exceptionnel de l’an dernier, la sélection 2012 rappelle plutôt l’édition 2010 et sa tendance à un cinéma mondial faussement rafraîchissant et pas universaliste sur les bords d’un cinéma d’auteur .Un cinéma qui donnerait sa chance à un autre lakhdar hamina ,depuis un autre monde plus vaste que le tiers en terme d’inspiration ,de création et de composition.L’Autre principale raison de ma déception est l’absence de Prometheus de Ridley Scott,et deThe Dark Knight rises de Christopher Nolan.Sans occulter l’autre raison corrélaire à ma déception et qui tenait son origine à la présence de Michael Haneke à ce festival de Cannes ;une présence qui a de quoi sérieusement laisser dubitatif quant à la teneur académique de la sélection cinématographique du festival de cannes.Et pourquoi vous le cacher monsieur samir sa Pianiste de 2001 ,dont la sulfureuse thématique sexuelle incarnée par isabelle huppert n’est point mon genre de femme dans le cinéma de cannes,ni dans ma vie de mélomane Algérien qui aimait le piano à la note d’un Richard Clayderman et d’un Francis Lai;et à la composition d’une isabelle huppert imprégnée par le talent exceptionnel d’une diane Venora dirigée par l’immense clint eastwood dans bird ,le temps d’un grand moment de jazz avec charlie parker!.Oui,j’ose le dire monsieur samir, pour avoir vu certains de ses films Michael Haneke c’est la glaciation émotionnelle du cinéma dans sa qualité cannoise comme dans sa thématique.Une glaciation émotionnelle contaminant jusqu’aux critères de sélection de cette année;oui samir,la glaciation de la mort est le dénominateur commun de plusieurs films dans la sélection de 2012.Et je cite à nos amis cinéphiles notamment:
    Holy Motors: peut-être le plus surréaliste,avec cet homme qui voyageait de vie en vie. tantôt homme tantôt femme, il devient grand patron, meurtrier, mendiante (eh oui!!!!)… Il ne cesse d’emprunter des identités transexuelles. Lui, qui n’a d’ailleurs pas de vie : pas d’attache, pas de foyer et point de famille… mais il y allait à sa quête excavatrice d’une famille,d’une stabilité,et d’une vie portée par un enfant qui naquit d’un amour de femme;mais pouvait-il y réussir cet homme dans sa glaciation émotionnelle et depuis sa perversité transexuelle;certainement pas, vous dis-je!.
    Et vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais, qui brave la mort. Un homme de théâtre fait convoquer ses amis acteurs après son décès. Lui,qui a déjà enregistré une requête avant de mourir ;ce film librement adapté de la pièce de théâtre Eurydice, de Jacques Anouilh; reprend l’idée qu’il faut(l’impossible étant qu’il faille) parfois mourir pour mieux poursuivre son œuvre,sinon survivre à l’inachevé d’un mérite par la mort.
    Dans un registre plus réaliste, La part des anges, de Ken Loach, symbolise la rédemption d’un délinquant qui se passionne pour la distillation du whisky. Cette part est l’alcool qui s’évapore pendant le vieillissement en fût, le reste finissant dans une bonne bouteille. C’est peut-être là, pour Ken Loach, une allégorie de ce qu’il faut abandonner de soi pour se bonifier une renaissance; qui risque d’être fatale si l’enfantement y était par une addiction démoniaque à l’alcool.Une allégorie qui nous renvoie samir à la pianiste de Michael Haneke.Mais vers quoi cette mort imagée par glaciation émotionnelle à cannes conduira-t-elle Samir?. Réponse à Cannes un jour de l’an 2012.Un jour pendant lequel j’espère tant que la dite mort ne sera pas celle du cinéma de cannes, qu’aimions tant nous autres qui sommes cinéphiles indépendants d’Algérie!.

  2. mouraddz
    avril 30, 2012

    Monsieur Samir,Nonobstant le bond qualitatif de la quinzaine des réalisateurs, avec le Cinéma Novo Latino-Américain incarné par nelson Pereira Dos Santos , Et malgré la présence remarquée et prometteuse de Merzak Allouache et de Rachid Djaidani ;Franchement, je suis plus ou moins déçu par la sélection cannoise de l’an 2012.
    Car avais-je observé qu’après le cru exceptionnel de l’an dernier, la sélection 2012 rappelle plutôt l’édition 2010 et sa tendance à un cinéma mondial faussement rafraîchissant et pas universaliste sur les bords d’un cinéma d’auteur. Un cinéma qui donnerait sa chance à un autre Lakhdar Hamina ,depuis un autre monde plus vaste que le tiers en terme d’inspiration ,de création et de composition.L’Autre principale raison de ma déception est l’absence de Prometheus de Ridley Scott,et de The Dark Knight rises de Christopher Nolan.Sans occulter l’autre raison corrélaire à ma déception et qui tenait son origine à la présence de Michael Haneke à ce festival de Cannes ;une présence qui a de quoi sérieusement laisser dubitatif quant à la teneur académique de la sélection cinématographique du festival de cannes.Et pourquoi vous le cacher monsieur samir sa Pianiste de 2001 ,dont la sulfureuse thématique sexuelle incarnée par isabelle huppert n’est point mon genre de femme dans le cinéma de cannes,ni dans ma vie de mélomane Algérien qui aimait le piano à la note d’un Richard Clayderman et d’un Francis Lai;et à la composition d’une isabelle huppert imprégnée par le talent exceptionnel d’une diane Venora dirigée par l’immense Clint Eastwood dans bird ,le temps d’un grand moment de jazz avec Charlie Parker!.Oui,j’ose le dire, pour avoir vu certains de ses films Michael Haneke ,c’est la glaciation émotionnelle du cinéma dans sa qualité cannoise comme dans sa thématique.Une glaciation émotionnelle contaminant jusqu’aux critères de sélection de cette année.Oui,la glaciation de la mort est le dénominateur commun de plusieurs films dans la sélection de 2012.Et je cite à nos amis cinéphiles notamment:…
    Cet Homme ne cesse d’emprunter des identités transexuelles. Lui, qui n’a d’ailleurs pas de vie : pas d’attache, pas de foyer et point de famille.
    Mais il y allait à sa quête excavatrice d’une famille,d’une stabilité,et d’une vie portée par un enfant qui naîtrait d’un amour de femme;
    mais pouvait-il y réussir cet homme dans sa glaciation émotionnelle et depuis ses perversités transexuelles et homosexuelles ;certainement pas, vous dis-je!.
    Et moi l’Algérien qui ne milite dans aucun parti politique Algérien ,et qui pourrait être l’incarnation d’une gauche Algérienne,moderne,républicaine et pragmatique à la Tony Blair,avec des valeurs et de la justice sociale en plus,et une vasslité en moins ;et bien j’ai le courage de dire ma pensée in this holy motors: Dire que la transexualité et l’homosexualité ne sont pas des orientations sexuelles,car,en fait elle sont la symptomatologie d’un dérèglement hormonal.
    oui, une maladie de la perversité pulsionnelle au sens biologique du terme.Et la meilleure tolérance qu’on puisse témoigner à l’égard des homos, c’est de les intégrer dans la vie; en leur faisant admettre cette vérité assénante, qui est à même de les convaincre à s’astreindre à des psycho-thérapies adéquates,sinon leur interdire de s’adonner à des perversités Thailandaises à la Frédéric Mitterrand ,tiens,tiens,l’actuel ministre de la culture en France.
    Un ministre qui ne laissera pas son poste orphelin aprés le six mai . (relisez son livre pédophile et vous comprendrez mieux).
    Oui,l’homosexualité c’est quelque part la mort de la vie et de l’amour que peuvent porter un homme et une femme dans le cinéma de cannes , dans les arts ,ou dans une relation .Elle est aussi, ce cri strident d’une fausse note assassine et contre -nature ,qui venait de tuer la magnificence de Saturday night’s alright and the Sleeping with the Past ,composed by Elton John,et conséquemment l’art qui a si violenté James Dean jusqu’à la mort.
    Et vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais, qui brave la mort. Un homme de théâtre fait convoquer ses amis acteurs après son décès. Lui,qui a déjà enregistré une requête avant de mourir ;ce film semble être librement adapté de la pièce de théâtre Eurydice, de Jacques Anouilh; en reprenantl’idée qu’il faut(l’impossible étant qu’il faille) parfois mourir pour mieux poursuivre son œuvre,sinon survivre à l’inachevé d’un mérite si ce n’est un échec ,et ce,par une mise à mort programmée.
    Dans un registre plus réaliste, La part des anges, de Ken Loach, symbolise la rédemption d’un délinquant qui se passionne pour la distillation du whisky. Cette part est l’alcool qui s’évapore pendant le vieillissement en fût, le reste finissant dans une bonne bouteille. C’est peut-être là, pour Ken Loach, une allégorie de ce qu’il faut abandonner de soi pour se bonifier une renaissance; qui risque d’être fatale si l’enfantement y était par une addiction démoniaque à l’alcool.
    une allégorie de ce qu’il faut abandonner de soi pour se bonifier une renaissance; qui risque d’être fatale si l’enfantement y était par une addiction démoniaque à l’alcool.Une allégorie qui nous renvoie à la pianiste de Michael Haneke.Mais vers quoi cette mort imagée par glaciation émotionnelle à cannes conduira-t-elle?. Réponse à Cannes un jour de l’an 2012.Un jour pendant lequel j’espère tant que la dite mort ne sera pas celle du cinéma de cannes; qu’aimions tant, nous autres qui sommes les Algériens de la cinéphilie exigeante et indépendante d’esprit critique.
    .

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Cette entrée a été publiée le avril 25, 2012 par dans Actu, Cinéma, Journal d'un cinéphile extrémiste.
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