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Tribulations algériennes/Police et gendarmerie dans le même sac !

Par Noël Boussaha

Parfois, il faudrait se demander à quoi servent les hommes (parfois les femmes) en bleu et les hommes en vert. Franchement, uniquement à embêter les citoyens et non à se mettre au service de ceux-ci, mis à part quelques exceptions, fort heureusement. Mais il ne s’agit pas ici de parler de ces exceptions. Une autre fois, sans doute. Beaucoup de nos concitoyens sont, je ne dirais pas victimes, le mot est trop fort, une petite cible de ces forces de l’ordre, surtout dans les barrages routiers, ces fameux ralentisseurs humains qui font encore et toujours partie du décor des routes algérienne (y compris de l’autoroute Est-Ouest). Votre serviteur a eu un jour la merveilleuse idée de passer la nuit chez un ami du côté de l’ex-Rocher Noir, ville qu’il apprécie au point d’y flâner de temps en temps le week-end. Et le lendemain matin, sur le chemin du retour à Alger, le voilà qui se retrouve aux prises avec des hommes en vert au niveau du célébrissime barrage de la non moins renommée Réghaïa. Son ami, conducteur du véhicule, a vite été contrôlé, mais le temps a paru bien long pour celui qui a le «malheur» sans doute de porter un prénom un peu hors du commun des mortels, pardon, de ce qui s’appelle communément «Algériens». Entre un prénom dit «chrétien», une naissance hors des terres de l’antique Numidie, de surcroît chez le colonisateur, une présence en non-stop en ces latitudes nord-africaines depuis août 2010, un métier de journaliste francophone (il faut le préciser), ça a fait beaucoup pour notre gendarme qui a tout de même posé cette fameuse question : «Enta Massi7i ?» («Tu es chrétien ?»). Bloqué ainsi pendant trois heures, sous la pluie neigeuse et le froid, sous ce fameux pont de Réghaïa, qui finit par donner de l’urticaire à toutes celles et tous ceux qui viennent vers la capitale depuis l’Est… ça, c’est pour les hommes en vert… Me revient un souvenir, en 2009, du côté de Ouargla, au volant de mon propre véhicule avec celle qui fut ma dulcinée à l’époque. Contrôle au barrage de la police de Aïn El Beïda, à la sortie est du chef-lieu de wilaya en direction de Hassi Messaoud. Et le policier au vu du permis, de la carte grise (qui, pour info, est réellement grise), de ma pièce d’identité algérienne et de mon autre pièce d’identité me pose, après avoir sursauté et retenu son souffle, cette mémorable question : «Tu comprends le français ?», le tout dans la langue de Molière, avec des R superbement bien roulés…

Les femmes en bleu, si elles sont comme celle, rencontrée à l’entrée de Guelma en 2008, risquent de passer pour des dragueuses invétérées. Après avoir reçu une amende de 800 DA pour plaque d’immatriculation non conforme (ce n’était pas mon véhicule, ce coup-ci), la demoiselle toute de bleu vêtue a demandé à votre serviteur si elle ne pouvait pas garder son stylo en souvenir en échange de quelque chose, et ce quelque chose n’est rien d’autre que son numéro de portable… Des mésaventures, il y en a régulièrement, n’empêche que la vie quotidienne est toujours perturbée par certains gendarmes ou policiers qui, au lieu de faire leur travail correctement, jouent avec leur statut, la couleur de leur uniforme, si ce n’est certains grades. Pour moi, ils sont tous dans le même sac ! Mais tous ne sont pas ainsi, fort heureusement. Ainsi va notre chère Algérie en cette année de grâce deux mille douze.

5 commentaires sur “Tribulations algériennes/Police et gendarmerie dans le même sac !

  1. Omar
    février 17, 2012

    Les flics et surtout les gendarmes semblent avoir vite oublié que ce sont leurs abus et la corruption qui les gangrenait qui ont été à l’origine des nombreux soulèvements populaires que notre pays a connus depuis 1962 et qui se cont transformes en terrorisme armé, depuis 1990, qui a fait plus de 200 000 morts.

    Pendant les années chaudes du terrorisme ils se sont faits discrets et n’osaient même plus porter leurs uniformes dans la rue.

    Ce sont l’ANP et les Patriotes qui assuraient l’ordre et la sécurité.

    Avec le retour relatif de la paix, ils ressortent leurs têtes et reviennent à leurs mauvaises habitudes et à leurs pratiques immorales oubliant qu’ils pourront de nouveau allumer le feu dans la societé algérienne qui commence à en avoir marre de leurs excés de langage et bavures.

    Les responsables de ces deux corps d’Etat doivent être vigilants car le peuple algérien n’acceptera jamais l’injustice d’ou qu’elle vienne, surtout en ces temps de printemps arabe qui met notre pays sous observation internationale pour les multiples violations des droits des citoyens.

    Un tsunami social n’est pas impossible dans un pays qui accumule les injustices et les frustrations.

    • ibnoubattouta
      février 17, 2012

      Bien dit….. Laissez-nous un brin d’espoir en ce moment on est trop fatigué de vivre cette ‘HOGRA’… il n’y a que la famille GADDAFI qui a réussi a susciter le sentiment humanitaire de nos honorables dirigeants… Pas du tout nous autres ALGERIENS

  2. jazairouna
    février 17, 2012

    Essayez de les appeler à votre secours après le coucher du soleil et vous aurez un aperçu de leur…
    Certains commissariats se transforment en bunkers le soir et il y en a qui dressent des barricades empêchant toute circulation vous obligeant à faire un détour si vous avez la malchance d’habiter sur leur chemin.
    Au fait je demande pas ça comme un flic mais … es-tu chrétien?

  3. lahrech
    février 17, 2012

    On ne peut trop exiger de cette sécurité dont la formation laisse beaucoup à désirer aussi bien au point de vue temps ,très court ,qu’au, niveau intellectuel.Pourtant ces hommes de loi ,si on peut les appeler ainsi représente tous les algériens .Le premier contact d’un étranger avec notre chère pays se fait avec eux;hors on dit que c’est la première impression qui compte .Vraiment pour cela ce sont les plus mauvais ambassadeurs de l’Algérie .

  4. must
    février 17, 2012

    j’ai vécu le colonialisme français, j’avais (8ans)j’habitais un quartier ou une petite caserne était mitoyenne a la notre ,mais jamais on n’a était inquiétés par les soldats ,au contraires ;ils étaient aux petits soins ,avec nous les petits!les fidaiines dont mon feu frère activer avec ses amis ,et cacher les armes avec la complicité de ma mère a cent metres de la caserne,bref;mais des dizaines d’années plus tard et jusqu’a aujourd’hui a chaque barrages militaires, policier, ou gendarmerie,la peur et l’angoisse m(accompagne,et je ne parle pas des années noires!POURQUOI? pour la seule raison qu on a l impression que tout ce qui porte l uniforme est contre le peuple,ah ,et surtout les douaniers mon DIEU!tous des corrompu!MAIS LA MARMITE EST EN TRAIN DE BOUILLIR ATTENTION

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Cette entrée a été publiée le février 16, 2012 par dans L'édito.
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