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Expo : coup de cœur pour Magnum

Il ne vous reste plus que deux jours pour voir l’incroyable exposition de Magnum Photos au Centre culturel français d’Alger. Je l’ai découverte sur le tard, et voici mes photos coup de cœur parmi la sélection de 55 clichés tirés d’un l’album hommage à Reporters sans frontières pour ses 25 ans.

 

 

Che Guevara par René Burri (1963)
Quand je regarde cette photo, je pense à tout ce qu’on sait de Cuba, finalement vu par les yeux des Occidentaux. Et j’imagine ce que pense Che Guevara dans son fort intérieur : «Je vous regarde et je sais que les choses ne vont pas s’arranger». C’était un visionnaire.

Une femme afghane par Abbas (1961)
On imagine que cette femme a enterré tout son village, toute sa famille. Qu’elle est la seule survivante. A côté de cette photo, il y a un deux autres clichés : celui d’une tombe d’un soldat américain et celui d’un taliban. Mais pour moi, il n’y a que celui de cette femme qui est juste. Car ce sont les femmes qui survivent au chagrin après les guerres…

Jeune réfugiée afghane par Steeve McCurry
On ne présente plus cette photo tellement elle est connue ! Je trouve cette enfant si belle. Je ne vois pas de douleur dans ce regard bleu-vert, j’y vois de l’espoir. De la vérité. Une prise de conscience.

New York par Chien-Chi Chang (2000)
Cette photo est si drôle ! Cet immigré clandestin asiatique qui mange ses nouilles tout nu sur une plate-forme d’évacuation incendie, c’est à la fois plein d’impudeur et de provocation. Avant-gardiste !

Martin Luther King par Bob Adelman (1963)
Cette photo a été prise pendant son discours « I have a dream ». A mes yeux, une photo mythique.

Malcom X par Eve Arnold (1961)
On ne l’a jamais vu dans cette posture, cool. En même temps, il prend la pose et en même temps, il est habillé chic. Comme s’il était toujours dans l’attente d’un combat…

Entraînement au tir par Jean Gaumy (1986)
On est à des années lumière de l’Iran d’aujourd’hui. Je l’ai choisie parce qu’elle me choque. Je trouve qu’il n’y a rien de valeureux à se battre, pour une femme. Il y a comme un paradoxe.
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Cette entrée a été publiée le novembre 1, 2011 par dans Uncategorized.
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