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Edito: Il y a vingt ans, l’assassinat de Mohamed Boudiaf

Le 29 juin 1992, le président Mohamed Boudiaf est assassiné à Annaba. El Watan Week End vous propose un dossier spécial qui se prolonge sur notre blog.

LE MYSTÈRE BOUMAARAFI

29 juin 1992-29 juin 2012.
20 ans jour pour jour que l’Algérie semblait plus que jamais condamnée à un chaos dont elle a encore du mal à s’en sortir aujourd’hui. Mohamed Boudiaf venait d’être assassiné par un illustre inconnu, qui pourtant, se devait de lui être proche, se devait de le protéger. Cet illustre inconnu, en l’occurrence le sous-lieutenant Lembarek Boumaarafi, est, officiellement derrière les barreaux. Mais qui peut-il être exactement ? Comment a-t-il pu réussir à commettre cet acte (en admettant que sa culpabilité est avérée) ? Éléments manquants lors de l’enquête, attitude plus que bizarre de Boumaarafi lors de son arrivée au domicile de la famille Baïd… Le flou reste total. Même dans sa ville natale, en l’occurrence Meskiana, dans la wilaya de Oum el Bouaghi, les renseignements recueillis concernent essentiellement son enfance avant son départ pour l’École des cadets de Guelma. Toute une partie de sa vie paraît calfeutrée, enfermée volontairement dans une boîte que nos responsables ne cherchent aucunement à ouvrir. Un secret d’Etat, sans doute… Et pourtant, les Algériennes et les Algériens ne connaissent que trop ce nom et cette photo qui a circulé dans tous les journaux et sur la planète entière. Et pourtant, même en connaissant le nom, comme le visage, on ne connaît finalement pas l’homme, on ne connaît pas l’enfant de cette bourgade de l’Est sans histoire, perdue au milieu des Hauts-Plateaux, à quelques encablures des monts de Tébessa. Boumaarafi qui passe pour être l’assassin d’un chef d’Etat, Boumaarafi, qui, maintenant, est considéré comme responsable de la maladie, puis du décès d’une citoyenne. Boumaarafi est tout simplement rentré par effraction dans l’histoire de l’Algérie, un lundi 29 juin 1992. Acte isolé ? Acte prémédité ? Acte téléguidé ? Tout a été dit sur ce crime odieux vu en direct sur l’Unique. Mais la vérité sera encore longue à découvrir. Non seulement il faudra découvrir mais il faudra comprendre. Comprendre les circonstances de l’assassinat. Comprendre Boumaarafi. Parce que tout compte fait, Lembarek Boumaarafi reste un mystère entier à élucider et pour ce faire, vu que nous sommes dans la république Algérienne démocratique et populaire, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Les 50 dernières années de l’histoire de notre pays montrent encore énormément de zones d’ombre concernant les noms illustres, alors du côté d’un sous-lieutenant de l’Armée nationale populaire, que penser ? Une chose est sure, Lembarek Boumaarafi, malgré le manque flagrant d’informations, reste le détenu et l’assassin présumé le plus connu en Algérie.

Noël Boussaha

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6 commentaires sur “Edito: Il y a vingt ans, l’assassinat de Mohamed Boudiaf

  1. Benbouali
    juin 30, 2012

    Allah yerahmek ya Si El Tayeb El Watani.

    Nous ne méritions pas un homme comme vous, c’est pour ça que tu es parti rapidement victime de la bêtise et de la cupidité humaines.

    Seuls les hommes de principes et de convictions comme vous meurent pour leurs idées.

    Ce n’est pas du tout le cas de Bouteflika, opportuniste et sans foi ni loi, qui incarne les tares du système algérien, dont il est l’un des géniteurs et qui s’adapte à toutes les situations.

    Aujourd’hui qu’il devient indésirable, c’est à dire le problème n°1 de l’Algérie et après s’être servi et avoir servi honteusement sa famille et son clan de prédateurs, il ne va pas résister, il aime trop la vie et les jouissances terrestres et partira la tête basse sans dire un mot sur celui qui lui succédera même s’il souhaite placer Belkhadem son homme-lige pour protéger ses arrières et lui éviter d’être trainé devant les tribunaux comme Moubarak pour tous les abus, méfaits et forfaits commis depuis 1999.
    Chacun son tour, malheur à celui ou à celle qui oublie ce principe élémentaire de la vie, que Bouteflika semble avoir perdu de vue sinon il n’aurait pas été si loin dans la trahison et le régionalisme bête et méchant.

  2. Alilou
    juin 30, 2012

    Cette effervescence autour de l’anniversaire de Boudiaf, c’est, à mon avis, Boutefqui a jeté un pavé dans la mare à canards qu’est devenue l’Algérie depuis 1999 avant de s’enfuir aux Emirats Arabes Unis pour mener la belle vie dans son ranch, comme son ami Bush.
    Il va au moins monter sur les canassons qu’il a importés, il y a 5 ans d’Irlande.
    Ainsi, ses parrains seront occupés par Boudiaf et non pas par lui

  3. Mahmoud
    juin 30, 2012

    Après la mise à l’écart de Ferhat Abbès en 1962, l’assassinat de Boudiaf a été la deuxième occasion manquée pour notre pays pour prendre la bonne direction.
    Hélas, mille fois hélas la malédiction n’a pas voulu lâcher sa proie algérienne.

    • RANDOLET Michel
      juillet 3, 2012

      Boudiaf,c’était comme De Gaulle:un homme simple,honnête,qui tranchait mo
      ralement avec tous ceux qui ont "pris leur part du gâteau" depuis l’indépen
      dance de l’Algérie…De Gaulle a eu certainement plus de chances que Boudiaf
      face aux exécuteurs de l’OAS…et tout au long de sa "carrière militaire"…Mais
      pourtant,De Gaulle a bien fini par être désavoué par le peuple français qui l’
      avait "porté aux nues"…

  4. lakhal
    juin 30, 2012

    allah yarhmek ya boudiaf et tt les martyres d’algerie he oui comme on dit le malheur des uns fait le bonheur des autres

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Cette entrée a été publiée le juin 30, 2012 par dans Contrechamps, L'édito.
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