El Watan2

le laboratoire médias

Colloque El Watan Week-End – Barzakh: La «formule magique» de Abderrahmane Hadj-Nacer

Samedi 26 mai, El Watan Week-End et les éditions Barzah invitent Lahouari Addi et Abderrahmane Hadj-Nacer à débattre. Le sociologue et l’économiste livreront leurs réflexions sur la nation algérienne, une nation en construction cinquante ans après son indépendance. Le débat de samedi sera retranscrit en direct sur le site www.elwatan.com et sur notre compte Twitter @elwatan_weekend .
A cette occasion, le blog de El Watan Week-end vous propose une série de petits débats, tout au long de la semaine, sur les thèmes abordés samedi. Voici le deuxième épisode.

Humiliation. Frustration. Incompréhension. Trois sentiments qui ont poussé Abderrahmane Hadj-Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, à écrire La Martingale Algérienne, Réflexions sur une crise, publié aux éditions Barzakh.

{ Martingale: Technique de jeu qui se base sur les probabilités et qui est sensée garantir des bénéfices aux joueurs }

Le constat est sans appel. Côté développement économique, l’Algérie est au point mort. L’auteur met en parallèle la pays avec la Corée du Sud, «pays du Tiers-Monde» dans les années 1960, et qui aujourd’hui propose ses compétences technologiques en matière de transformation du gaz à l’Algérie. Oui, mais, la solution existe. Il y aurait même une «formule magique».

1. Le savoir.
Pour l’auteur, l’accumulation de compétences est le point de départ du renouveau économique. Il faut donc transmettre les compétences et chercher à améliorer le savoir. Et cela passe par le développement de l’université mais aussi par un travail sur la mémoire et les archives, pour mieux connaître ce qui a été fait hier.

2. La prévision.
Comment prévoir quelle quantité de médicament sera nécessaire dans 10 ans, et ainsi, prévoir le nombre d’industrie à créer, si on n’a pas idée des principales maladies qui touchent la population. L’exemple est simpliste, mais résume bien la situation. Pour l’auteur, l’absence d’un organisme chargé de la prospective est un handicap criant.

3. La prise de décision.
«C’est là le maillon faible de l’Algérie: qui décide? Et comment décide-t-il?» En l’absence d’un système d’arbitrage clair et objectif, les décisions économiques se prennent à l’extérieur du pays, explique M. Hadj-Nacer, en citant l’exemple de l’opérateur de téléphonie mobile Orascom.

Si l’on connaît les ingrédients nécessaires pour relancer le développement économique du pays, pourquoi cette «formule magique» n’a pas été testée puis démentie ou confirmée? Pourquoi les élites économiques, tel Abderrahmane Hadj-Nacer, n’ont elles pas mis en place cette «formule magique»? Enfin, la situation économique actuelle est-elle simplement le fait de faiblesse structurelles et du poids de l’histoire, ou d’une résistance humaine à tout changement?

Yasmine Saïd
Crédits photographiques: H. LYES

A lire: Hadj-Nacer Abderrahmane, La Martingale Algérienne, Réflexions sur une crise, Barzakh, septembre 2011.

Pratique:    «Réflexion sur une nation en construction»
Samedi 26 mai à partir de 14h30
Hotel Essafir (ex-Aletti), Alger
Infos: 021 653317

5 commentaires sur “Colloque El Watan Week-End – Barzakh: La «formule magique» de Abderrahmane Hadj-Nacer

  1. Bouhafs
    mai 23, 2012

    A mon avis, depuis le début du 3ème mandat de Bouteflika, le mandat de trop, qui a vu les échecs et les camouflets de Bouteflika se multiplier, ce sont les Etats Unis d’Amérique qui inspirent la politique intérieure et extérieure de l’Algérie.

    L’Ambassadeur américain ne fait que suivre l’exécution de la feuille de route que Madame Hillary Clinton a remise à Bouteflika lors de son passage éclair à Alger, il y a quelques mois.
    Son départ annoncé à Sétif, à travers le « tab djenane na » , les élections législatives au profit d’un islamiste du FLN et la réforme de la Constitution qui va revenir à la limitation des mandats présidentiels à deux successifs, etc…figurent dans cette feuille de route sinon pas de koursi et de sucettes pour amuser les papis, cupides et obstinés, autoproclamés dirigeants de notre pays depuis 1962, que le pouvoir rend fous.

  2. benhamou
    mai 23, 2012

    la notion d’archives et de leur utilite a toujours ete ignore.On detruit tout ce que qu’a fait le precedesseur pour mieux le diffamer.Pour les arabisants tout ce qui ecrit en francais est Taghout.Pour les francisants ne maitrisant pas l’arabe les documents ecrits dans cette langue n’ont pas de valeur particuliere.Toutes les entreprises et institutions doivent comporter une structure specialisee d’archivage avec un personnel bi.lingue.Ne pas garder les archives etait l’une des forme principale de Retention de l’information et de culture du Mythe de l’Indispensabilite

  3. DZCalling (@DZCalling)
    mai 24, 2012

    Pour répondre aux interrogations posées a la fin du commentaire, il faudrait peut-etre regarder ailleurs que dans le domaine strictement économique ou technique. D’une manière ou d’une autre la plupart des carences du système algérien sont reliées au probleme politique. Un technocrate compétent peut toujours trouver les solutions techniques à un problème de gestion ou d’engineering mais si la mise en oeuvre des ces solutions se heurte à l’incompétence des supérieurs (nommés et maintenus à leurs postes car ils servent eux-memes les intérêts de leurs supérieurs) ou si les solutions sont en contradiction avec les orientations du système il y a peu de chances de voir les problèmes résolus.

  4. 7our
    mai 24, 2012

    Cette formule magique a déjà été expérimentée en Algérie dans les années 70 avec « l’industrie industrialisante ». Le triptyque savoir-prévision-prise de décision est insuffisant, nous l’avons testé avec le mauvais savoir (ex: usines clés en main), la mauvaise prévision (ex: voir actuelles friches industrielles) et la mauvaise prise de décision (ex: Boumédiène).

    Boumédiène n’avait pas de déficit en matière de prise de décision. On sait ce que cela a donné.

    Une vision centralisatrice et bureaucratique de l »économie algérienne est-elle la panacée? Le pays est-il suffisamment outillé en compétences humaines, en corps intermédiaires participatifs? Y a-t-il une culture d’organisation et de discipline?

    Le problème algérien se pose en des termes politiques. Je doute qu’une solution technique puisse seule y remédier.

  5. kamel ait issi
    mai 29, 2012

    L’obstination a creer un « nous » bloque ce nous. La ou il y a un nous naturel, les gens ont tout fait pour le casser en invitons d’autres differents du generique. Donc, la diversite’ est necessaire pour parler d’un nous quelconque. Alors, restant dans l’espace 2-dimensionnel (sociologique, economique), pour vraiment parler de dynamique quelconque, il faut bien aborder la diversite’ dans la societe’ ainsi que dans l’economie – Une diversite’ que les tenants de l’outil de pouvoir et non le pouvoir, nient. Pourquoi donc? A mon avis, en reconnaissant cette diversite’ on admet la necessite’ de separation du pouvoir de son outil, qui aboutirait a separer les personnes des institutions. Un espace obscure ou l’on n’arrive a placer ou exactement est le point d’intersection de des graphes surce plan pourtant simple 2-diemsionnel (societe’, economie) – Pour eclaircir la dynamique dans ce voisinage, il faudrait s’aventurer dans le detail de ce social et de cette economie –

    C’est complexe! oui en effet, mais en mettant cela noir sur blanc, on pourra donner une forme et visualiser ce dont il s’agit, comme ceci:

    Par Societe, on parle de populations – On admettant sa diversite’ en admet ses differences qui nous emmene droit a la notion de peuple.

    Idem pour ce qui est de l’economie – On aboutit a l’activite’ Humaine et ses parametres, c.a.d. Une matiere premiere, un savoir faire et une energie Humaine pour gerer cette activite’, soit de production ou de distribution(commerce, etc.) – car meme quand on vend, on vend quelque chose: un produit(materiel ou abstrait)

    On s’en rendra compte vite qu’il y a une injustice flagrante qui provient de l’incompetance. L’economie Algerienne est menee par la resource premiere du sud, gere’e par les gens du nord. Une espece d’echange de produits. Petrole contre savoir faire. Et la commence la competition. Les gens du sud se retrouvent devant 2 competances: Suivant le model Occidental et l’autre l’Oriental. Les 2 etant non-authentiques les gens du sud se retrouvent en face d’une devalorisation. Rentre alors en jeu les detenteurs authentiques des brevets les occidentaux et les orientaux.

    Les Orientaux eux n’ont riena offrir que du religieux
    Les Occidentaux ont le savoir faire – c.a.d la science et la laicite’

    Croyances face aux preuves – Une opposition directe d’idee et d’ideologies – Hors ce qu’il faut est une certaine dynamique harmonieuse qui permet une competition sans confrontation. Un arbitrage est donc necessaire. Le politique !

    Voila ou en sont les Algeriens – Il n’y a pas de politique neutre, qui protege le laic du religieux et le religieux du laic. Le regime qui detient les moyens de pouvoir n’est pas legitime. Il n’emane pas d’une negotiation entre peuples ou entre orientations. Ils n’y a meme pas de dialogue. Le droit de parole des Algeriens est confisque’ dans tous les senses du mot, par ceux qui sont sense’s l’ecouter – Les Institutions.
    Hors pour que cela puisse se faire, il aurait fallut que leur construction soit debattues, reflechies et negotie’e. Rentre en jeu alors la dimension sociale qui mene droit a la necessite’ de reconnaissance de l’individu avant de parler de son role de citoyen. L’existence de l’individu est pre-requise pour sa participation dans le debat. Cette existence ne peut etre guarantie que dans son milieu immediat, sa famille son espace… son peuple!

    L’individu pour adherer aux regles des institutions doit s’y reconnaitre. Il s’y reconnaitra a travers les representants de son Peuple. Les Algeriens choisissent-ils leurs representants? Absolument pas.

    Les cause: La gestion a l’interieur des peuples est elle-meme sous dictat de cet etat phantome qu’on cherche a creer. Mais il est deja la. La question qui se pose est alors comment l’evicter ou le neutraliser afin de pouvoir le remplacer?

    Probleme: Cet etat veut se reformer?
    Peut-il? Non, comme il vient juste de le demontrer. Il est plutot interesse’ par sa perception. Il parle de citoyen alors qu’il y a lieu de parler d’individu.
    Le rejet du vote signifie bien cela, le rejet de la citoyennete’.

    Existe a-t-il une sortie de crise ou l’implosion est-elle inevitable? Les deux.

    L’etat doit imploder de lui-meme et laisser les populations reparer ou peut-etre reconstruire avec les debrits. Je m’explique.

    Il faut prendre controle de l’inevitable- la cassure.

    Par cassure, je veux dire, casser les chaines des individus qui les empechent de se construire une citoyennete’. Une citoyennete’ individuelle qui finira par devenir une citoyennete’ nationale, c.a.d. collective ou une adhesion a une nation. On appartiendra toujours a un Peuple et adhererons a une nation. Par adhesion, je veux dire un engagement de plein droit et de pleine volonte’ !

    Concretement, cela se traduit en quelques changements dans les lois des institutions, c.a.d.:

    1.la remise de tous les droits et pouvoirs de la commune a ses habitants, en abrogrant toute reglementation issue de l’etat actuel, a commencer par la gestion des elections communales.

    2. Reconnaissance de structures organiques issues de assemble’es communales, gere’es par des lois provenant d’une super assemblee totalement cree et geree par les communes – pour remplacer l’organe Daira.

    3. De meme, pour aboutir a des structures regionales avec des Governeurs et gouvernements completement autonomes.

    De la une assemblee nationale legitime peut naitre, la construction ou reforme des institutions peut emerger avec elle, la notion de citoyen. c.a.d. une adhesion a des principes et valeurs universelles – Dans un tel contexte, la notion de parti politique peut se developer sur la base de programmes de propositions de realisation des valeurs deja etablies, c.a.d. un programme.

    La et rien que la, ce debat pourrait reellement commencer. On fait, les questions du genre, faut-il proteger l’entrepreneur deviennent sans relevance. L’islamisme pas islamisme aussi – Et me l’education. La competition engendrera sa dynamique, par necessite’ et non par ideologie.

    Partout dans le monde, les gens envoient leurs enfants a l’ecole pour les preparer a apprendre un metier, ou a en creer un et non a apprendre la morale – Cela est le privilege et la responsabilite’ directs des parents et personne d’autre.
    La serait-il possible de parler de competition, nationale d’abords et internationale apres. La les gens du sud seront effectivement courtise’s plutot que banalise’s, folklorises, pour justement gagner access et privilege de les servir, c.a.d. leur proposer une qualite’ de service a un moindre prix, etc.

    Dans l’etat des choses, il y a plus de prospet dans le sud pour un diplome’ d’une ecole relieuse que pour un ingenieur en petrochimie. Plus de chance pour un petrochimiste etranger qu’un petrochimiste du nord, etc. etc.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le mai 23, 2012 par dans Actu, et est taguée , , , , , , , , , .
%d blogueurs aiment cette page :