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Enquête. Algérie-Syrie : Les vestiges du «rêve arabe»

Par Mélanie Matarese et Adlène Meddi

Une longue histoire commune, une nostalgie du «rêve arabe», une appréhension de l’effet miroir ou le refus de l’ingérence : est-ce suffisant pour expliquer la position d’Alger vis-à-vis de la crise syrienne ? Que révèlent les similitudes entre ces deux pôles arabes à la lumière du chaos actuel ?

Al Assad, Boumediène et Sadate : Camp David est encore loin

«Il y a une partie de nous qui est en Syrie». Une boutade ? Pas pour Kamal Bouchama, ancien ambassadeur algérien à Damas, qui connaît la Syrie depuis sa jeunesse. Alors que Mourad Medelci se rendra dimanche au Caire pour participer à la réunion extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe, consacrée à l’examen des développements de la situation en Syrie, El Watan Week-end a cherché à comprendre la position d’Alger. Car ses relations avec Damas ne sont pas celles qu’elle entretenait avec Tunis, Le Caire ou Tripoli…

Une histoire commune

«Nous avons avec la Syrie une très longue histoire commune que je raconte dans mon livre Les Algériens de Bilâd Es Shâm, de Sidi Boumediène à l’Émir Abdelkader (1187-1911)*, poursuit Kamal Bouchama. Je rappelle dans mon travail que les paysans algériens installés à Kafr Es Sabt ont participé à la bataille de Hattin face aux Croisés en 1187 !» Depuis le XIIe siècle – à l’époque les pèlerins qui se rendaient à La Mecque et à Jérusalem se fixaient dans la région sur le chemin du retour – les émigrations ont été continues. On trouve par exemple des Algériens parmi les fidèles de la doctrine druze (développée par l’empire fatimide fondée par la tribu berbère des Kotama) qui se sont installés dans les montagnes du Liban, au nord de l’actuelle Palestine et dans le Golan. Avec les troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale, d’autres Algériens, dont des tirailleurs, s’implantent dans la région.

«N’oublions pas l’installation de l’Emir Abdelkader à Damas, ajoute Kamal Bouchama. Ce grand homme d’Etat et de savoir a repoussé l’invasion française de la Syrie de 60 ans !» Selon les archives françaises, il y avait 2000 Algériens à Damas et 13 000 dans ce qui deviendra la Palestine historique, à la fin du XIXe siècle.

L'émir Abdelkader sauvant les Chrétiens à Damas en 1860

«Quand, en 1854, l’Emir Abdelkader émigre en Syrie, 8500 hommes le suivent. Ces Algériens vont s’installer le long de l’axe qui va de Damas à Haïfa. Ils vont s’établir sur le plateau du Golan et autour du lac de Tibériade, en Galilée, explique Slimane Zeghidour, qui travaille depuis longtemps sur les Algériens d’Orient. Et c’est le petit-fils de l’Emir, Saïd Abdelkader, qui va lire la déclaration d’indépendance à Damas en 1918 et sera le Premier ministre du roi Fayçal !»

Le petit-fils de l’Emir, Saïd Abdelkader, premier ministre du roi Fayçal

De nombreux compagnons du résistant El Mokrani, sur le chemin de l’exil vers la Nouvelle-Calédonie, se sont également installés en Syrie à la fin du XIXe siècle. «Rappelons aussi l’épopée de l’Algérien exilé, Cheikh Benyellès, arrêté par le colonisateur français en 1920 et libéré sous la pression de grandes manifestations des nationalistes syriens à Damas», ajoute Bouchama. Ces émigrations ont enraciné la communauté algérienne dans cette région au point que de hauts responsables militaires et politiques d’origine algérienne ont marqué l’histoire de la Syrie. «Si l’Algérie avait réfléchi à investir dans cette incroyable et importante communauté en Syrie, nous aurions eu un formidable lobby couvrant tout le Moyen-Orient», regrette l’ex-ministre et ancien ambassadeur, Abdelaziz Rahabi.

Les liens entre les deux pays, marqués par les luttes communes contre le colonialisme français, avec ses figures comme l’Emir Abdelkader ou l’Emir Khaled notamment, se consolideront durant la guerre de Libération. De nombreux Syriens, dont des médecins, se sont ainsi engagés aux côtés des Algériens pendant la Révolution. Parmi les plus illustres : l’ancien président Noureddine Al Atassi, renversé par Hafedh Al Assad, qui a donné son nom… à l’hôpital de Bologhine, rebaptisé depuis. Al Atassi avait participé à la Révolution, au maquis, en particulier à la frontière algéro-tunisienne, puis était resté à Alger pendant les premières années de l’indépendance avant de retourner dans son pays.

Après le coup d’Etat de 1970, il sera jeté en prison et à sa libération, malade, il rejoindra finalement l’Algérie, où il décédera en 1992. Il ne sera pas le seul à fuir les geôles d’Al Assad père, à l’instar de l’ancien ministre des Affaires étrangères, le docteur Brahim Makhous, qui s’était engagé comme médecin auprès de l’ALN. «Ce qui était marquant, c’est que les nationalistes syriens qui nous ont tant aidés durant la guerre de Libération ont dû fuir Al Assad et revenir en Algérie. Al Assad a persécuté ceux-là mêmes qui avait soutenu la Révolution algérienne», relève Abdelaziz Rahabi. D’autres exilés se réfugieront plus tard en Algérie, surtout des gauchistes, après la féroce répression en 1982 et le massacre de Hamma.

Une proximité idéologique

C’est sans doute sur l’idéologie – et la façon dont cette idéologie a structuré les systèmes syrien et algérien – que les deux pays partagent le plus de points communs. Cette proximité porte un nom : Djabhat assoumoud wa t’assaddi. «Nous sommes le 5 décembre 1977. Après la visite de Sadate à Jérusalem en novembre, l’Algérie, la Syrie, l’Irak, la Libye, le Yémen du Sud et l’OLP se rassemblent pour former le «front de la fermeté», décidés à se battre jusqu’au bout pour la cause arabe, et gèlent leurs relations avec l’Egypte», raconte Slimane Zeghidour.

Sommet du « Front de la fermeté » en février 1978 à Alger

«Ces pays refusaient toute solution négociée avec Israël, contrairement à la ligne de l’Egyptien Sadate. C’est le moment le pus fort des relations entre Alger et Damas. La confiance était telle que le grand diplomate algérien Lakhdar Brahimi a été secrètement chargé de rétablir les relations entre l’OLP et la Syrie», relate Abdelaziz Rahabi qui précise que, à l’époque, «le dossier syrien était géré, non pas par le MAE, Abdelaziz Bouteflika, mais par un des conseillers du président Houari Boumediene, le Dr Ahmed Taleb-Ibrahimi».

«Et aujourd’hui encore, l’Algérie reste cohérente avec son passé, exemplaire dans sa ligne, fondée sur le principe du nationalisme arabe, constate Richard Labevière, consultant international expert du Proche et Moyen-Orient. Toute proportion gardée, elle demeure, avec la Chine et la Russie, opposée à l’ingérence.» Pourtant, en coulisses, Alger et Damas n’ont pas toujours joué le même rôle sur la question arabe centrale : la question palestinienne. «La Syrie n’a pas tiré une seule balle contre Israël depuis 1973 et a divisé les factions, contrairement à l’Algérie qui soutenait sans calcul la cause palestinienne – Boumediene déboursa en 1973 d’un coup 200 millions de dollars pour soutenir les Palestiniens», rappelle Rahabi.

«Et durant la guerre civile libanaise (1975-1990), les Algériens, qui voulaient jouer un rôle de modérateur entre les différentes factions, faisaient discrètement face au jeu malsain des services syriens qui profitaient des hostilités entre les parties pour en tirer des dividendes tactiques, et parfois même pécuniaires», explique un proche des services spéciaux algériens. «Idem pour le camouflet que leur ont infligé les Algériens – à leur corps défendant ! – en accueillant, en 1988, le Conseil national palestinien, lequel proclama à Alger la naissance de l’Etat de Palestine (dans les frontières de juin 1967), d’où la fureur de Damas, alors partisan d’un Etat sur toute la Palestine historique», rappelle Slimane Zeghidour. D’autres divergences n’ont pas eu raison des relations entre Damas et Alger.

Déclaration de l’Etat de Palestine à Alger en octobre 1988

Abdelaziz Rahabi rappelle, par exemple, la «brouille» de 1989, suite aux accords de Taef qui ont mis fin à la guerre civile au Liban. «Des accords dans lesquels l’Algérie, à travers le MAE de l’époque, Sid Ahmed Ghozali, et surtout Lakhdar Brahimi, a beaucoup investi. Mais ces accords, en stipulant que l’Etat libanais étend sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, ont été perçus par Damas comme une atteinte à son influence au Liban. C’était la fin en fait de leur mainmise sur ce pays, d’où l’inimité de Damas pour Lakhdar Brahimi, devenu ensuite ministre des Affaires étrangères ! La Syrie a même orchestré une campagne contre Lakhdar Brahimi, en instrumentalisant même des responsables algériens !», se souvient l’ancien ministre Rahabi.

Que dire encore de l’absence des Syriens pendant la décennie noire ? «Il faut juste rappeler que durant la crise sécuritaire des années 1990, Damas n’a jamais condamné le terrorisme qui sévissait en Algérie. Seuls la Jordanie, l’Egypte et la Tunisie l’ont condamné. De plus, la Syrie fermait les yeux, à l’époque, sur le transit de jeunes Algériens qui revenait des camps d’entraînement en Afghanistan et du Sud Liban», indique Rahabi. Enfin, la position de Damas sur la question du Polisario reste équivoque : les cartes officielles en Syrie ne reconnaissent pas la RASD. «Au début, les Syriens n’ont reconnu la République sahraouie que pour gêner le roi Hassan II, allié de l’Egypte de Sadate, mais après, jamais la Syrie ne s’est clairement positionnée sur cette question», note une source proche du gouvernement.

Des systèmes qui se ressemblent

«Je ne crois pas que l’on puisse parler d’histoire d’amour entre les deux pays, résume Slimane Zeghidour. Ce qui les rapproche, ce sont les similitudes de leurs systèmes. Car le régime algérien est celui qui ressemble le plus au régime syrien : tous les deux ont connu un passé socialisant modernisant, pro-soviétique avec étatisation de l’économie et corruption distributive, parti unique extrêmement ramifié, armée hyper-politisée et police politique. Or, quand un pays qui vous ressemble prend un coup, cela vous renvoie l’image que vous aussi vous êtes mortel…» L’Algérie et la Syrie sont les deux seuls pays arabes à avoir signé un «partenariat stratégique» avec Moscou. Une façon de dire qu’ils en sont les deux plus gros acheteurs d’armes.

Poutine à Alger en mars 2006

«En fait, nos dirigeants n’ont tiré aucune leçon des expériences tunisienne, égyptienne et libyenne, et ils adoptent la même attitude face à la situation en Syrie, car à chaque fois, ils prêtent des capacités de résistance et d’adaptation aux régimes sur place qui s’avèrent complètement illusoires, relève Rahabi. Le problème est que nous donnons, avec cette attitude, le sentiment que nous ne sommes pas aux côtés des peuples révoltés. Ce n’est pas parce que ces révolutions sont soutenues par des médias ou des puissances étrangères qu’elles ne sont pas sincères. Encore une fois, l’anthropologie coloniale nous sert de grille de lecture, c’est notre miroir malheureusement. Nous respectons les peuples qui nous ont soutenus durant notre guerre de Libération, mais que penseront de nous les peuples qu’on n’a pas soutenus dans ce printemps arabe ?»

Et l’ancien ministre de poursuivre : «La réalité syrienne n’est pas perçue de la même manière chez les dirigeants politiques et chez la société. Pour les politiques, on est toujours dans la Syrie du «Front de la fermeté» d’il y a trente ans, alors que pour la société, l’image était surtout celle des séries télévisées ! Mais aujourd’hui, on voit bien que la société est plus sensible à la Syrie qui manifeste son désir de construire un nouveau pays, alors que nos dirigeants sont encore dans la Syrie de Hafedh Al Assad !». Kamal Bouchama va plus loin. «Le temps du «front de la fermeté» est dépassé. Les leaders qui présidaient à ce conglomérat arabe ne sont plus. Aujourd’hui nous somme face à un nouveau monde arabe, né de l’éclatement des deux blocs de la guerre froide et de l’effritement du tiers-mondisme. Les pays arabes progressistes n’ont plus de parrain.» Il ne reste que la nostalgie d’une certaine gloire passée, du fameux «rêve arabe».

La Syrie passe, non sans raisons, pour la Grèce de la civilisation arabe, la matrice culturelle, le creuset du nationalisme. «Un modèle de l’Etat-nation arabe dont la construction s’est faite avec l’apport idéologique et politique du Baath – une des sources du nationalisme algérien», rappelle Richard Labevière. «Faut-il donc rappeler que c’est à partir de Damas que les Arabes ont construit leur empire mondial ? Nasser lui-même n’a-t-il pas vu en « Damas le cœur battant de l’arabité » (qalb el-ourouba el-nabidh)?», souligne Slimane Zeghidour. Pour autant, on aurait tort de sous-estimer le poids de la realpolitik. «Si Damas tombe dans le chaos, c’est le dernier « socle » du Proche-Orient moderne qui tombe. Il n’y aura plus de repères lisibles», analyse Zeghidour. Face à Israël, aujourd’hui, dans l’imaginaire et les analyse d’une bonne partie de l’opinion arabe, la Syrie est le dernier pays à maintenir un minimum «d’honneur arabe». Si cette digue saute, Israël aurait ainsi, selon cette lecture, les coudées franches pour dicter sa loi au monde arabe.

C’est un des paradigmes de tout ce Printemps arabe. Le «Front de la fermeté» qui coupait le monde arabe en deux avec d’un côté ce qu’on considérait comme étant les « laquais de l’impérialisme » – Emirats arabes, Arabie Saoudite, Qatar, Jordanie, Bahreïn, Koweït…– et le socle dit « progressiste » – Syrie, Irak, Libye, Egypte, Algérie – n’existe plus. De cette vieille avant-garde moderniste, il ne reste plus que la Syrie, à feu et à sang, et l’Algérie. Aujourd’hui, ce sont donc les ex « laquais de l’impérialisme » qui n’ont, soit dit en passant, ni Constitution, ni société civile, ni syndicat, qui donnent le la et incitent les autres à organiser des élections, à faire des « réformes » etc. Pour Richard Labevière, si ces mêmes monarchies, alliées politiques et économiques de l’hyper-puissance américaine, ont aujourd’hui le vent en poupe, c’est parce qu’elles incarnent des modèles de la mondialisation néolibérale, moteur des nouvelles relations internationales. «Un rouleau compresseur pour les pays ayant une conception politique forte de l’Etat-nation, note-t-il. Comme l’Algérie et la Syrie, qui, du coup, font figurent d’«anachronismes» sur la scène internationale…»

* Editions Juba.

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17 commentaires sur “Enquête. Algérie-Syrie : Les vestiges du «rêve arabe»

  1. Mahmoud
    février 10, 2012

    Dictateurs du monde entier unissez-vous contre la volonté inéxorable de vos peuples respectifs de rompre leurs chaines rouillées !

    Les uns après les autres et malgré leurs soutiens internes et externes, les tyrans arabes sont en train de tomber comme feuilles mortes en automne.

    Dans le discours irréaliste qu’il a prononcé hier d’une voix tremblotante et pathétique pour annoncer la tenue le 10 Mai 2012 des élections législatives algériennes, Bouteflika a clairement démontré qu’il fait plutot partie du lot des dictateurs que de celui des chefs d’Etat arabes dits réformateurs.

    Comme ces tyrans il sera rattrapé par la malédiction du 3ème mandat et sera, comme la plupart d’entre eux, exilé ou lynché.

    • mourad25
      février 17, 2012

      Certaines gens de RUSSIE ,DE CHINE ET DES BRICS vont à l’absolu des urgences en syrie le temps d’une réunion décisive du conseil de sécurité comme d’autres iront au LOWER NEW YORK BAY SUR LES TRACES DE MICHELLE PFEIFER ATTENDANT UNE BOUTEILLE à LA MER DE SON KEVIN COSTNER. Seulement voilà ! L’absolu pour nous autres arabes qui sommes –là dans l’urgence de sauver le peuple de syrie d’un véritable bain de sang génocidaire risque de déconcerter dans l’urgence LA RUSSIE,LA CHINE ET LES BRICS NOTAMMENT :le brésil et l’afrique du sud.SI ,ET SEULEMENT SI ;SUIVEZ -MOI ET VOUS COMPRENDREZ :
      L’épreuve du courage arabe en syrie n’est pas tant d’y mourir, mais d’en survivre. Et que mon pays l’Algérie sache que porter l’héritage novembriste implique des pouvoirs,des devoirs et des responsabilités.car voyez-vous la diplomatie c’est aussi l’art de plonger dans des eaux troubles ,et d’en tirer les bénéfices géostratégiques sans faire de plouf entachant notre héritage révolutionnaire .Et celui qui ménagerait un régime syrien aux frontières cérébrales de la tentation génocidaire , se ménage mal lui-même;et assassine par ricochet l’esprit du 1èr novembre 1954 dont le soutien aux peuples épris de causes justes est indéfectible.ET SI vous me demandiez En quelle langue je pensais en disant cela, je vous réponderais par l’autre question : En quelle langue souffrez-vous ?. Celle-là, c’est la vraie, la maternelle arabe qui nous permettait de communier avec le peuple de la belle syrie éprise de démocratie,de modernité, d’universalité,de sa magnificence civilisationnelle Omeyyade;et en révolte contre les centurions sectaires et génocidaires d’un régime barbare et hors-temps qui rappelle celui de Kim Il-sung et de ses héritiers en corée du nord.une langue d’intelligence pragmatique et géostratégique ancrée dans les valeurs novembristes algériennes et traitant de la syrie;celle-là même qui nous impose l’urgence de sauver le peuple syrien de la barbarie génocidaire des assad et de leurs centurions.et si tel était aussi le constat des observateurs arabes alors dans ce cas il faut recourir à une décision effective arabe d’isolement,de sanctions et de délégitimation du régime syrien.MAIS, sans pour autant retirer nos AMBASSADEURS de DAMAS comme l’ont fait à tort me semble-t-il NOS frères de TUNISIE ET DES PAYS DU GOLFE.
      CAR, faut-il savoir par exemple que notre AMBASSADE à DAMAS est la meilleure passerelle pour un dialogue avec le régime des assad ,mais aussi le meilleur pont pour exercer nos pressions contre lui.QUI Faute d’obtempération de sa part verra L’Algérie s’orienter vers une résolution contraignante du conseil de sécurité qui devra faire sienne l’urgence des sanctions punitives et ciblées à son encontre.
      une résolution onusienne qui se doit aussi d’appeler à une coordination opérationnelle arabo-turc , reconnue comme étant la seule force habilitée à intervenir en syrie,et ce ,dans le cas d’une raison humanitaire majeure;fermant ainsi la voie contre toute autre intervention ou ingérence fût-elle atlantiste.la participation turc étant à titre bilatéral souverain avec la ligue arabe, sous égide onusien et par casques bleux interposés.

  2. Ammar Azioune
    février 10, 2012

    Votre article est venu un peu tard, je pense! Donc, je me pose la question sur la motivation des auteurs???

  3. Rabah
    février 10, 2012

    « Dis moi qui te soutient, je te dirai qui tu es ».

    Etre soutenu par la Russie et la Chine, une dictature et une demi démocratie, contre son propre peuple, n’est pas du tout une chose qui réjouit et dont des dirigeants sensés devraient se vanter.

    L’Histoire a jugé et condamné Al Assad, comme elle a jugé et condamné Benali, Moubarak, Gueddafi, Ali Abdallah Saleh, Bouteflika et tous les tyrans « républicains » ou monarchiques arabes, qui constituent, comme Cuba et la Corée du Nord, des anachronismes sur la scène internationale, dont les peuples ne s’accommodent plus et veulent se débarrasser aujourd’hui.

    Quant à la menace de l’Ambassadeur Russe à l’ONU, d’effacer le Qatar, il doit l’avoir proférée alors qu’il était saoul et gavé de Vodka pour pouvoir prononcer une ineptie pareille à l’égard du Qatar, qui est devenu un super allié des Etats Unis d’Amérique et qui abrite le siège du Haut Commandement americain pour le Moyen Orient.

    Il fallait donc une sacrée dose de culot, que seul l’alcool pourrait procurer, pour venir annoncer au monde entier que son pays, la Russie, soutient le bourreau de Homs et a décidé de voter contre le projet de résoluton du Conseil de Sécurité et donner ainsi le feu vert au fou de Damas pour intensifier les massacres contre le peuple syrien, qui n’oubliera jamais la trahison de la Russie et de la Chine et de ceux qui s’agitent dans le même sens qu’elles, c’est à dire à contresens de l’Histoire.

  4. Rabah 1
    février 11, 2012

    Mon petit doigt me dit que l’annonce-surprise, par Bouteflika, de la date des élections législatives, qui a étonné et fait sursauter plus d’un observateur de la vie polilitque, économique et sociale algérienne, à partir de la Présidence de la République, filmée en catimini par le Service presse de la Présidence de la République, d’une manière catastrophique et aussi pathétique que le tristement fameux discours du 15 Avril 2011, constitue une nouvelle crasse, voire même un coup de poignard de Bouteflika dans le dos de ses sponsors, qui n’étaient pas d’accord avec son agenda suicidaire d’offrir le pays aux islamistes, sur un plateau d’or.

    Ils voulaient logiquement commencer par une élection présidentielle anticipée, après l’annonce par Bouteflika de son retrait de ses lourdes fonctions qu’il est incapable d’assumer convenablement en raison de la détérioration rapide de sa santé physique et psychologique , dont on avait eu une idée claire et nette avant hier et aussi afin de permettre à la dizaine de partis politiques, qui seront bientôt agrées, de bien préparer leurs campagnes électorales et de ne pas être défavorisés par rapport aux partis de la défunte alliance présidentielle notamment.

    Un nouveau Président de la République, disposant de 5 ans, qui ne souffrirait pas des nombreux handicaps et tares de Bouteflika, pourrait mieux contrôler une Assemblée Nationale et un Conseil de la Nation, quelles que soient leurs couleurs politique dominantes.

    Mais, avec sa décision précipitée d’organiser les législatives en Mai 2012, avant la présidentielle, Bouteflika fait, une fois encore, passer ses intérêts personnels et ceux de son clan de prédateurs avant les intérêts stratégiques de notre pays.

    Qu’en pensent ceux et celles qu’il a trahis ?

  5. tofel
    février 11, 2012

    cgeikh benyelles n’²a jamais connu emir abdelkader , par contre vous n’avez jamais cité bendiabdallah dit Benal , ex général de l’armée de lémir et qui fut prisonnier avec lui à Amboise. emir fut déporté en Syrie et Bendiadallah , on lui_ a tranché la tete

  6. koubeen
    février 12, 2012

    article assez documenté sur les convergences algéro-syriennes.

    je déplore juste l’absence d’une allusion aux coopérants syriens (surtout enseignants) qui ont exercé en Algérie aprés l’indépendance d’autant plus que ces derniers ont eu une influence certaine sur la formation de l’élite algérienne actuelle ( arabophone).

    En matière journalistique tous les faits se rapportant aux sujets traités doivent être fidèlement rapportés…mêmes ceux qui vont à l’encontre de l’inclination idéologique du journaliste. Rien ne lui interdit aprés coup d’emmetre une opinion argumentée sur les faits et de les ordonner selon son propre point de vue !

  7. Benyoucef
    février 12, 2012

    Les autres personnalités nationales comme les Présidents Chadli, Kafi et Zeroual, je ne parle pas de Benbella car il est avec son compatriote Bouteflika, dhalam oualla madhloum, les Premiers Ministres, comme Hamrouche, Ghazali, Benbitour, Hamdani et d’autres personnalités des mondes politique, administratif, économique, culturel et social, doivent emboiter le pas à M. Mokdad Sifi, pour demander le départ immediat de Bouteflika et son clan de prédateurs, cupides et obstinés et qui pratiquent une fuite en avant suicidaire, qui mène notre pays directement contre le mur et dans le gouffre.

    Les pays étrangers occidentaux et orientaux, qui convoitent l’immense territoire,le riche sous-sol de notre pays et ses importantes ressources financières, profitent de la faiblesse extrême du pouvoir algerien sur les plan internepour les multiples abus, mefaits et forfaits du clan présidentiel et la maladie grave de Bouteflika et externe, en raison de ses positions insensées sur les révolutions arabes, en se rangeant ridiculement du côté des tyrans qui massacraient et massacrent leurs peuples, pour lui arracher des concessions majeures dans les domaines politique, diplomatique, sécuritaire, économique et social. ,

    Il y va de la cohesion, de la stabilite, de la securite et de l’unite de la nation algerienne minée par l’improvisation maladive de Bouteflika et de son clan de prédateurs, aux abois.

    SOS, peuple et pays en danger !

  8. benbrahim
    février 12, 2012

    nimporte quoi un sommet arabe regroupant des dictateurs ,des destructeurs,que de temps nous avons perdu a croire des discours et des palabres nimporte quoi

  9. ahmed
    février 12, 2012

    Du délire  » SOS PEUPLE ET PAYS EN DANGER ??? ». Vous aviez la juste adresse ou l’ on vend que du bonheur aux peuples, appeler l’ OTAN !!!.Cette lecture est l’ apanage des éjectés qui ne peuvent vivre en dehors du statut de Ministre.Le régime est bon enfant quand j’y suis, sans moi, il est exécrable et vite fait c’est le vocabulaire de bas étage qui remonte à la surface ….., très mesquin , pathétique même . .

  10. KHEDDOUMA
    février 13, 2012

    Je soutiens parfaitement les dires de Benyoucef, notre grand pays l’Algérie n’a pas le droit de soutenir les bourreaux qui massacrent leurs peuples , je trouve ça une honte , je dirai même que c’est un crime contre l’humanité que de soutenir un despote lache et bas comme bachar dont le nom Assad ne lui va pas du tout car c’est un traitre , et contre son peuple et contre tout le monde arabo-musulman et il mérite d’être ecorché vif !

  11. said
    février 14, 2012

    « Ce sont les anciens laquais de l’impérialisme,qui n’ont ni constitution,ni societé civile,ni organisations professionnelles,qui donnent le la.. »est une affirmation amère ,mais réelle.Le monde arabe va désormais se conjuguer au passé,parceque ce qui restait de cette entité historique se noie. Adieu l’Egypte de Nasser,l’Irak de Saddam, la Libye de..,l’Algérie de Boum, maintenant la Syrie des Assad. Adieu le Yemen, le Soudan, la Somalie..Adieu,les arabes! Normal,ils ont construit leurs pouvoirs sur le mensonge, la rapine, l’arrogance, et auraient voulu enfermer Dieu dans leurs minarêts.Pour exister,il faut travailler…c’est le message universel.La Terre appartient à ceux qui en font quelque chose,et pas à ceux qui croient la posseder…

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  13. mourad25
    février 17, 2012

    Certaines gens de RUSSIE ,DE CHINE ET DES BRICS vont à l’absolu des urgences en syrie le temps d’une réunion décisive du conseil de sécurité comme d’autres iront au LOWER NEW YORK BAY SUR LES TRACES DE MICHELLE PFEIFER ATTENDANT UNE BOUTEILLE à LA MER DE SON KEVIN COSTNER. Seulement voilà ! L’absolu pour nous autres arabes qui sommes –là dans l’urgence de sauver le peuple de syrie d’un véritable bain de sang génocidaire risque de déconcerter dans l’urgence LA RUSSIE,LA CHINE ET LES BRICS NOTAMMENT :le brésil et l’afrique du sud.SI ,ET SEULEMENT SI ;SUIVEZ -MOI ET VOUS COMPRENDREZ :
    L’épreuve du courage arabe en syrie n’est pas tant d’y mourir, mais d’en survivre. Et que mon pays l’Algérie sache que porter l’héritage novembriste implique des pouvoirs,des devoirs et des responsabilités.car voyez-vous la diplomatie c’est aussi l’art de plonger dans des eaux troubles ,et d’en tirer les bénéfices géostratégiques sans faire de plouf entachant notre héritage révolutionnaire .Et celui qui ménagerait un régime syrien aux frontières cérébrales de la tentation génocidaire , se ménage mal lui-même;et assassine par ricochet l’esprit du 1èr novembre 1954 dont le soutien aux peuples épris de causes justes est indéfectible.ET SI vous me demandiez En quelle langue je pensais en disant cela, je vous réponderais par l’autre question : En quelle langue souffrez-vous ?. Celle-là, c’est la vraie, la maternelle arabe qui nous permettait de communier avec le peuple de la belle syrie éprise de démocratie,de modernité, d’universalité,de sa magnificence civilisationnelle Omeyyade;et en révolte contre les centurions sectaires et génocidaires d’un régime barbare et hors-temps qui rappelle celui de Kim Il-sung et de ses héritiers en corée du nord.une langue d’intelligence pragmatique et géostratégique ancrée dans les valeurs novembristes algériennes et traitant de la syrie;celle-là même qui nous impose l’urgence de sauver le peuple syrien de la barbarie génocidaire des assad et de leurs centurions.et si tel était aussi le constat des observateurs arabes alors dans ce cas il faut recourir à une décision effective arabe d’isolement,de sanctions et de délégitimation du régime syrien.MAIS, sans pour autant retirer nos AMBASSADEURS de DAMAS comme l’ont fait à tort me semble-t-il NOS frères de TUNISIE ET DES PAYS DU GOLFE.
    CAR, faut-il savoir par exemple que notre AMBASSADE à DAMAS est la meilleure passerelle pour un dialogue avec le régime des assad ,mais aussi le meilleur pont pour exercer nos pressions contre lui.QUI Faute d’obtempération de sa part verra L’Algérie s’orienter vers une résolution contraignante du conseil de sécurité qui devra faire sienne l’urgence des sanctions punitives et ciblées à son encontre.

    • mourad25
      février 17, 2012

      une résolution onusienne qui se doit aussi d’appeler à une coordination opérationnelle arabo-turc , reconnue comme étant la seule force habilitée à intervenir en syrie,et ce ,dans le cas d’une raison humanitaire majeure;fermant ainsi la voie contre toute autre intervention ou ingérence fût-elle atlantiste.la participation turc étant à titre bilatéral souverain avec la ligue arabe, sous égide onusien et par casques bleux interposés.
      une telle approche à n’en pas douter aura l’approbation de la chine et à un degré moindre de la russie au sein du conseil de sécurité:leurs intérêts financiers,économiques et géostratégiques dans le monde arabo-turc étant sans communes mesures avec ceux de syrie faute de quoi les ARABES peuvent faire parler face AUX RUSSES,AUX CHINOIS ET AUX BRICS l’arme concertée des menaces qui verront la reconsidération de leurs contrats et de leurs partenariats avec le monde arabe au profit de ceux qui voteront pour une résolution onusienne contraignante;mais non ingérente militairement. ET CROYEZ-MOI RUSSES CHINOIS ET BRICS fléchiront à des degrés divers. et conséquemment le régime syrien sera soumis à une pression telle qu’il lui sera impossible de ne pas plier, et ainsi mettre fin au bain de sang et aux risques d’une guerre civile.et ce dans le préalable à un dialogue pacifique menant à la fructification des revendications légitimes du peuple syrien;sonnant ainsi le glas pour l’un des derniers régimes -apartheid au monde.un dialogue qui doit conduire selon moi à l’unique solution pacifique et consensuelle à savoir: une transition collégiale formée par tous les courants de l’opposition syrienne et par la minorité alaouite au pouvoir incarnée par les assad.une transition collégiale qui aura la charge d’organiser à terme de stabilité en syrie des élections libres,souveraines et démocratiques avec la participation de tous les courants d’opposition,ainsi que celle du baath et de la minorité alaouite et chiite des assad et de leurs alliés syriens…
      DES élections organisées sous le contrôle des arabes ,des turcs et en présence de l’oeil-lynx des observateurs internationaux mandatés par l’onu,parmi lesquels la présence des russes et du centre JIMMY CARTER est plus que souhaitée comme un gage de réussite.et celui qui en sortira vainqueur se doit de respecter par une charte contraignante et signée:les lois universelles de l’alternance démocratique et pacifique,le respect des droits de l’homme, et ceux des minorités ethniques et religieuses y compris kurdes,chrétiennes, alaouites et le respect de la citoyenneté dans un état de droit .c’était-là l’approche diplomatique et géostratégique d’une algérie-leader ,entraînante, influente et devant laquelle LE QATAR NE SERA PLUS AUSSI MAJEUR .UNE Algérie aussi soucieuse de ses amitiés et de ses intérêts vitaux et stratégiques avec la russie,la chine et les brics .mais faut-il pour autant qu’elle soit l’émanation d’une 2ème république cette fois-ci véritablement populaire et démocratique par la légitimité de l’urne et de l’alternance , au firmament d’un rêve révolutionnaire légitime,oui celui du 1èr novembre 1954.OUI,UNE Algérie antipodale à celle d’un MEDELCI qui le laps d’une séance pathétique à PARIS prêtait (ce ministre) à rire par sa sémantique de république bananière, s’il ne donnait tant de raisons d’en pleurer;tant L’algérie y était abaissée abyssalement par les siens de gouvernants (de l’échec), qui avaient tout faux ;et par les autres gouverneurs d’un ailleurs outre-méditerranéen.oui une telle approche(la nôtre), avec une telle algérie aura pour effet moyen-terme de faire basculer les régimes et les pensées rétrogrades du golfe et du monde arabe, sous la contrainte du contexte confilctuel syrien, et de l’alliance avec la démocratie laïque turc dans un courant islamique démocratique , moderniste,et universaliste à l’image de la turquie d’ERDOGAN et de la démocratie chrétienne incarnée par la CDU en allemagne.non,ce n’est pas-là une vue de l’esprit ceci est possible en jordanie,en syrie,au qatar,aux émirats arabes, il l’est beaucoup moins en Arabie saoudite,mais qui saura évoluer graduellement dans une modernité-minima respectueuse des droits de l’homme.
      oui ,un être humain est libre, non quand l’autre ne l’est pas, mais quand l’autre l’est aussi;et c’est cette grande convergence universelle qui me permettait de transposer,et à juste raison les exemples turc et allemand à travers une approche psycho-politico- stratégique et pragmatique de la tragédie syrienne.

  14. Magda
    mars 22, 2012

    Vive Bachar ,en tout cas pour le moment , lui et nos dirigents ne sont pas parfaits mais en attendant ils n’ont pas vendus leur pays comme l’on fait les autres etats car leurs fausses révolutions ne leur donnera pas plus de liberté et les femmes en seront les premières victimes c’est le retour au moyen âge ,le peuple syrien c’est un peuple formidable et c’est vrai ,j ‘ai voyagée à travers tous le monde arabe et effectivement la Syrie et le pays ressemble le plus à l’Algérie sur tous les plans et surtout au point de vue mentalité des gens. Et entant qu’algerienne je n’est jamais été aussi bien acceuillit comme en Syrie et c’est sincère qu’Allah protègent nos deux nations.

  15. descanuts
    avril 11, 2012

    bien les analyses, même si personne ne sait de quoi le future sera fait, la Syrie est un pays en carton déjà faible la révolution la transformé en pays de verre, soufflé dessus et il s’effondre, si la russie et la chine protégé l’infâme assad c’est juste pour ne pas perdre un satellite de plus au profits des états sionistes, en cette période de révolution j’espère simplement que tout ces pays prendront leurs indépendance vis a vis des puissance actuel pour un futur meilleur, je connais bien les syriens et la syrie pour vous dire qu’ils sont encore plus fragile que vous ne l’imaginez il ni y a pas besoin de grand chose pour arrêter le massacre, quelques hommes suffiraient, ce qui éviterai à ce pays d’être repris par les sionistes comme la lybie, et beaucoup d’autres encore, demain l’algerie risque d’être entouré d’état arabes à lla solde des sioniste, comme le maroc tous déverseront leurs haine sur l’algerie par medias interposé car l’arme préféré des sionistes est la guerre de l’information

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Cette entrée a été publiée le février 10, 2012 par dans Actu.
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